ART

25 octobre 2013

Martha Cooper

Partager l'article sur :

Martha_cooper_btg

Gros coup de coeur aujourd’hui pour Martha Cooper, une photographe en avance sur son temps… Pionnière dans la photographie pop / culture du hip/hop à NY, sa biographie parle d’elle-même :

« Née en 1942 à Baltimore, est considérée comme l’une des premières et surtout la plus impliquée des photographes de la culture Hip Hop à New York.

Son oeuvre nous replonge dans l’âge d’or du mouvement. Alors qu’aux débuts des années 80, on break sur du carton, on peint avec des bombes de peinture de fortune sur les trains de la ville, et l’on organise des jams dans des caves, Martha Cooper décide de quitter son poste de photographe archiviste au New York Times, pour se consacrer à cette jeunesse qui crée d’un rien, et anime terrains vagues et rues désolées des ghettos du Bronx.

Avec Henry Chalfant, ils organisent une représentation au « Common Ground » qui réunit Mcs, Dj’s et B-Boys pendant que sont projetées des photos de graffiti. C’est probablement le premier vrai spectacle de Hip Hop à Dowtown et l’on y croise les personnalités du moment comme les Rock Steady Crew, Run Dmc, ou Grand Master Caz. Les médias découvrent enfin le break, et commencent à en parler. Intronisée dans le graffiti par le writer Dondi, elle rencontre Futura 2000, Lady Pink, Seen, Lee, T-kid Zephyr, et autres légendes et précurseurs du graffiti contemporain.

En 1981, le livre « Subway Art » qu’elle sort avec Henry Chalfant est le premier ouvrage du genre à reproduire les trains de New York encore en circulation, sur des pages entière dévoilant ainsi à la face du monde, les oeuvres des artistes de graffiti, considéré comme la « Bible » du mouvement.

Depuis ses débuts, Martha Cooper est la mémoire et l’oeil du mouvement. Chacune de ses photos fait l’écho de cette jeunesse et de cette nouvelle culture. Rues désolées, ambiances de jams, B-boys à casquette, tennis et ghetto blaster à l’épaule, oeuvres uniques de graffiti (aujourd’hui disparues), et portraits juvéniles des artistes devenus les icônes du mouvement.

Jeune femme dans un milieu essentiellement masculin, sa sincérité lui a ouvert les portes d’un univers secret et codé.

Son respect et son admiration pour les artistes lui ont permit de rencontrer les plus grands du moment et sa perspicacité d’être le témoin privilégié d’une culture émergente, 20 ans plus tard, les photos de Martha Cooper n’ont pris aucune ride. Son édition internationale permettra plus encore au grand public d’apprécier et de comprendre le Hip Hop. »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *